Je suis fatigué(e) alors que la rentrée vient à peine de commencer et pourquoi suis-je déjà épuisé(e) ?

Septembre devait être le mois du nouveau départ. Vous aviez peut-être même quelques projets. Reprendre une activité. Mieux vous organiser. Faire davantage de sport. Ranger certaines choses. Reprendre de bonnes habitudes. Être plus efficace au travail. Profiter de cette énergie de rentrée. Et nous sommes à peine arrivés en octobre que vous avez déjà envie de dire : « Je suis épuisé(e). »
Le réveil sonne et vous resteriez volontiers au lit. Vous repoussez certaines choses. Vous avez moins de patience. Le soir, vous n’avez plus envie de grand-chose. Et une petite voix peut commencer à vous reprocher : « Sérieusement ? Ça ne fait qu’un mois que la rentrée est passée… »
Alors vous vous demandez : « Pourquoi suis-je déjà épuisé(e) alors que l’année vient à peine de recommencer ? » Peut-être justement parce qu’elle vient de recommencer.
Pourquoi suis-je déjà épuisé(e) après seulement quelques semaines ?
Nous associons souvent la fatigue à la durée. Nous imaginons qu’il faudrait avoir travaillé pendant des mois pour être fatigué mais notre énergie n’est pas uniquement utilisée par ce que nous faisons. Elle l’est aussi par tout ce à quoi nous devons nous adapter.
Et septembre concentre parfois énormément de changements en très peu de temps.
De nouveaux horaires. Une nouvelle organisation familiale. Les activités des enfants. La reprise professionnelle. Les transports. Les rendez-vous. Les inscriptions. Les papiers. Les dépenses. Les réveils plus matinaux. Parfois une nouvelle classe, un nouveau travail ou de nouvelles responsabilités.
Chaque changement paraît parfois minuscule pris séparément mais votre cerveau, lui, doit intégrer l’ensemble du nouveau fonctionnement.
En septembre, nous fonctionnons parfois sur l’élan
Les premières semaines, quelque chose nous porte. La nouveauté. Les projets. Les bonnes résolutions. L’impression de repartir. Nous nous organisons, nous anticipons, nous tenons. Et puis, quelques semaines plus tard le corps et l’esprit semblent présenter la facture.
C’est parfois en octobre que nous ressentons réellement l’effort d’adaptation fourni depuis la rentrée. Un peu comme lorsque nous traversons une période très intense et que la fatigue arrive lorsque la pression commence enfin à diminuer.
« Pourtant, je n’ai rien fait d’extraordinaire »
C’est peut-être justement ce qui vous déroute. Vous n’avez pas couru un marathon. Vous n’avez pas nécessairement vécu un événement majeur. Vous avez simplement travaillé ; organisé les journées ; répondu aux messages ; pensé aux courses ; géré les rendez-vous ;
pris les transports ; préparé les repas ; pensé à ce qu’il ne fallait pas oublier ; écouté les problèmes des autres ; répondu aux imprévus ; essayé de maintenir votre vie personnelle.
Rien d’extraordinaire, mais énormément de petites sollicitations et l'accumulation compte.
La fatigue n’est pas uniquement physique
Nous pouvons être assis toute la journée et terminer épuisés, parce que nous avons décidé, répondu, anticipé, écouté, concentré notre attention, géré nos émotions, interrompu une tâche pour en reprendre une autre. Retenu une information. Pensé à la suivante.
Cette fatigue est moins visible qu’une journée physiquement intense mais elle est réelle.
Vous pouvez donc vous dire : « Je n’ai pourtant presque pas bougé aujourd’hui. » tout en ayant sollicité votre cerveau pendant des heures.
Les journées raccourcissent aussi
Début octobre marque également un changement saisonnier. La lumière diminue progressivement. Les journées raccourcissent. Les températures changent. Nous recommençons à vivre davantage à l’intérieur. Pour certaines personnes, cette transition est agréable. Pour d’autres, elle peut s’accompagner d’une sensation de ralentissement ou d’une énergie différente. Plutôt que de vous demander : « Pourquoi est-ce que je ne fonctionne plus comme en juin ? »
Il peut être intéressant d’accepter que notre énergie ne soit pas nécessairement identique toute l’année.
Peut-être aviez-vous commencé septembre avec trop de résolutions
C’est un classique de la rentrée. Nous reprenons le travail. Et nous décidons également que nous allons :
faire du sport trois fois par semaine ;
mieux manger ;
nous coucher plus tôt ;
ranger la maison ;
reprendre une formation ;
lire davantage ;
sortir plus ;
prendre soin de nous ;
être plus présents pour notre famille.
Autrement dit : reprendre toutes nos obligations + devenir une nouvelle personne.
Cela fait beaucoup. Certaines résolutions peuvent être excellentes mais si elles transforment chaque espace libre en nouvelle tâche à accomplir, elles peuvent elles aussi contribuer à la sensation de surcharge.
Faire la différence entre « ce qui me fatigue » et « ce qui me vide »
Toutes les activités ne produisent pas la même fatigue. Une promenade peut demander de l’énergie et pourtant vous faire du bien. Une conversation avec quelqu’un peut vous fatiguer mais vous laisser heureux(se). À l’inverse, certaines situations semblent absorber énormément d’énergie. Une relation tendue. Une tâche constamment repoussée. Des notifications permanentes. Une obligation que vous acceptez alors que vous auriez voulu dire non. Une inquiétude qui tourne en boucle dans la tête.
Essayez donc de distinguer : Ce qui me demande de l’énergie mais me nourrit, à ce qui me demande de l’énergie et me vide. Et lorsque presque tout semble vous vider, ou que vous n'arrivez plus à identifier ce qui pèse réellement, cela peut aussi être le signe qu'il devient difficile de prendre du recul seul(e). Un accompagnement peut alors aider à regarder non seulement ce que vous faites, mais aussi ce que vous portez mentalement et émotionnellement dans votre quotidien. Cette distinction peut être beaucoup plus utile que de chercher simplement à « faire moins ».
Un exercice : ma météo énergétique
Pendant quelques jours, ne cherchez pas à modifier quoi que ce soit. Observez seulement. À trois moments de la journée, demandez-vous : mon énergie est à combien sur 10 ?
Puis notez rapidement :
Qu’est-ce que je viens de faire ?
Qu’est-ce qui m’attend ?
Qu’est-ce qui occupe mon esprit ?
Au bout de quelques jours, regardez s’il existe des répétitions. Peut-être découvrirez-vous que ce n’est pas votre journée entière qui vous épuise mais certaines situations précises qui reviennent régulièrement. Et cela donne déjà davantage d'information.
Avant d’ajouter quelque chose, demandons-nous ce que nous pouvons retirer
Lorsque nous sommes fatigués, nous cherchons parfois encore une solution à ajouter. Une nouvelle routine. Une application. Une méthode d’organisation. Une séance de sport supplémentaire. Une technique de relaxation. Une nouvelle habitude matinale.
Et si la première question était plutôt :
« Qu’est-ce que je pourrais arrêter, simplifier, repousser ou faire moins parfaitement cette semaine ? »
Pas pour toujours. Juste maintenant. Peut-être qu’un repas peut être plus simple, qu’une tâche peut attendre, qu’un message n’a pas besoin d’une réponse immédiate ou que quelque chose peut être « suffisamment bien, sans être parfait.»
Votre fatigue n’est pas un concours
Il y aura toujours quelqu’un qui semble faire davantage ou mieux. Une personne qui travaille plus. Qui gèrent mieux ses enfants. Qui a plus de responsabilités. Qui n'a pas besoin de beaucoup dormir pour être en forme et qui paraît pourtant tout gérer parfaitement.
Mais votre fatigue ne devient pas illégitime parce que quelqu’un d’autre semble avoir une vie plus difficile ou qui paraît plus difficile. Nous n’avons pas les mêmes ressources, pas la même histoire, pas les mêmes contraintes, ni même une grande charge émotionnelle. Vous n’avez pas besoin de mériter le droit d’être fatigué(e).
Mais une fatigue persistante mérite aussi d’être prise au sérieux
Tout ne doit pas être expliqué par le stress ou la rentrée. Une fatigue inhabituelle, importante, persistante ou accompagnée d’autres symptômes mérite d’être abordée avec un professionnel de santé. L’objectif n’est pas de s’inquiéter au moindre coup de fatigue.
Mais il n’est pas non plus souhaitable de conclure automatiquement : « C’est psychologique »
Le corps et l’esprit ne vivent pas dans deux mondes séparés. Prendre soin de soi, c’est aussi savoir demander un avis médical lorsque quelque chose nous semble inhabituel ou durable.
🌿 La réflexion spvcoaching
Peut-être que vous n’avez pas « raté votre rentrée ». Peut-être que votre fatigue vous indique simplement que le rythme que vous avez repris demande davantage d’énergie que vous ne le pensiez.
💚 Avant de vous demander :
« Comment pourrais-je être plus efficace ? »
essayez peut-être :
« Qu’est-ce qui me demande autant d’énergie en ce moment ? »
Puis :
« Qu’est-ce que je pourrais rendre un tout petit peu plus léger ? »
Parce que parfois, prendre soin de soi ne consiste pas à trouver la force d’en faire davantage. Cela commence par arrêter de considérer notre énergie comme une ressource illimitée.
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❓ Questions fréquentes :
Pourquoi suis-je fatigué(e) dès le mois d’octobre ?
La reprise de septembre peut concentrer de nombreux changements et solliciations : nouveaux horaires, travail, organisation familiale, rendez-vous, déplacements et charge mentale. La fatigue peut parfois devenir plus perceptible après plusieurs semaines d'adaptatation.
La fatigue mentale peut-elle être aussi importante que la fatigue physique ?
Une journée remplie de décisions, d'interruptions, de concentration, d'anticipation et de sollicitations émotionnelles peut être éprouvante même sans effort physique important.
Comment savoir ce qui m’épuise réellement ?
Observer son niveau d'énergie à différents moments pendant quelques jours peut aider à identifier les activités, situations ou préoccupations après lesquelles la fatigue augmente régulièrement.
Dois-je abandonner mes bonnes résolutions si je suis déjà fatigué(e) ?
Pas nécessairement. Vous pouvez plutôt réévaluer leur nombre, leur rythme et leur importance afin qu'elles ne deviennent pas de nouvelles obligations difficiles à tenir.
Quand consulter pour une fatigue ?
Une fatigue inhabituelle, importante, persistante ou associée à d'autres symptômes ne doit pas automatiquement être attribuée au stress ou au rythme de vie. Un professionnel de santé pourra rechercher si une cause médicale doit être envisagée.
💚 Vous vous reconnaissez dans cet article ?
Peut-être que vous savez déjà que vous êtes fatigué(e). Le problème, c’est que vous ne savez plus vraiment pourquoi. Sur le papier, votre vie n’a peut-être rien d’exceptionnel.
Vous travaillez. Vous gérez votre quotidien. Vous répondez aux obligations. Vous faites « ce qu’il faut ». Et pourtant, vous avez parfois l’impression de fonctionner en permanence sur vos réserves. Alors vous cherchez des solutions.
Je devrais mieux dormir.
Mieux m’organiser.
Faire davantage de sport.
Passer moins de temps sur mon téléphone.
Prendre du temps pour moi.
Mais parfois, même les conseils pour aller mieux finissent par ressembler à une nouvelle liste de choses à réussir.
🌿 Et peut-être que la question n’est plus :
« Qu’est-ce que je devrais encore faire pour retrouver de l’énergie ? »
mais :
« Qu’est-ce qui, dans ma vie actuelle, me demande autant d’énergie ? »
C’est une question que nous pouvons explorer ensemble en accompagnement. Non pas pour supprimer artificiellement toutes vos responsabilités. Mais pour regarder votre quotidien réel.
Qu’est-ce qui vous fatigue mais reste important pour vous ?
Qu’est-ce qui vous vide réellement ?
Qu’est-ce que vous portez par obligation, habitude, culpabilité ou peur de décevoir ?
Où dépensez-vous beaucoup d’énergie sans même vous en rendre compte ?
Qu’est-ce qui pourrait être simplifié, différé, partagé ou fait autrement ?
Et qu’est-ce qui, aujourd’hui, n’est peut-être tout simplement plus soutenable de la même manière ?
💚 Mon rôle n’est pas de vous expliquer que vous devriez « ralentir ».
Parce qu’on ne peut pas toujours retirer le travail, les enfants, les responsabilités familiales ou les contraintes de sa vie. Nous pouvons plutôt chercher ensemble où se trouvent les marges de manœuvre qui existent réellement dans la vôtre.
Et parfois, le travail ne porte pas uniquement sur l’emploi du temps. Il peut aussi concerner la difficulté à dire non, la culpabilité lorsque vous faites moins, le besoin de bien faire, la place prise par les besoins des autres ou cette impression que vous devez continuer à tenir, même lorsque vous n’en pouvez plus.
🌿 Vous n’avez donc pas besoin de savoir exactement ce qui vous épuise avant de demander de l’aide.
Vous pouvez justement venir parce que vous n’arrivez plus à le démêler seul(e).
💚 Et bien sûr, lorsque la fatigue est importante, inhabituelle, persistante ou accompagnée d’autres symptômes, un accompagnement psychologique ne remplace pas une évaluation médicale.
👉 Je vous accompagne exclusivement en visioconférence, en français, où que vous soyez. Vous pouvez prendre rendez-vous directement ici :
✨ Citation de fin
« Avant de chercher comment tenir davantage, demandons-nous parfois ce qui nous oblige à tenir autant. »
🌿 SPVCOACHING
Psychopraticienne certifiée – Thérapeute de couple – Coach certifiée
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Des accompagnements pour avancer avec plus de sérénité et de sens.



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