Comment reprendre confiance avant un entretien d'embauche ?
Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Reprendre confiance avant un entretien d'embauche ne consiste pas seulement à préparer ses réponses : il s'agit aussi de retrouver confiance en son parcours, ses compétences et sa capacité à les présenter.
Le rendez-vous est demain. Votre CV est prêt. Vous avez relu l’annonce plusieurs fois.
Vous connaissez votre parcours. Vous savez, rationnellement, que si l’entreprise vous a proposé un entretien, c’est que votre profil l’intéresse. Et pourtant…
« Et s’ils trouvent quelqu’un de meilleur ? »
« Je ne vais jamais savoir quoi répondre. »
« Comment vais-je expliquer cette période sans emploi ? »
« Je suis nul(le) pour parler de moi. »
« Je vais perdre mes moyens. »
Parfois, quelques jours ou même quelques heures avant un entretien, la confiance que nous pensions avoir disparaît presque complètement.
Et ce phénomène ne concerne pas uniquement les personnes qui manquent d’expérience.
On peut être compétent(e), expérimenté(e), parfaitement capable d’occuper un poste et perdre ses moyens au moment de devoir le démontrer. Car un entretien d’embauche ne vient pas seulement interroger nos compétences professionnelles. Il peut aussi toucher quelque chose de beaucoup plus personnel : la confiance que nous accordons à notre propre valeur.
Comment retrouver confiance avant un entretien d'embauche ?
Sur le papier, un entretien est une rencontre professionnelle mais émotionnellement, il peut parfois ressembler à un examen. Une personne pose des questions. Elle observe nos réponses. Elle évalue notre parcours. Et nous savons qu’à la fin, elle prendra une décision.
Cette situation peut réveiller :
la peur d’être jugé(e) ;
la peur de ne pas être à la hauteur ;
le syndrome de l’imposteur ;
la difficulté à parler de soi ;
la peur de décevoir ;
le sentiment de ne pas être suffisamment légitime ;
ou encore la crainte de ne pas trouver la « bonne » réponse.
Certaines périodes rendent cette étape encore plus délicate. Un retour au travail après une longue interruption. Une maladie. Une période de chômage. Plusieurs refus successifs. Une reconversion professionnelle. Un licenciement. Un changement de métier ou simplement une période pendant laquelle la confiance en soi a été fragilisée.
Dans ces moments-là, l’entretien ne représente plus seulement : « Est-ce que ce poste me correspond ? » Il peut inconsciemment devenir : « Est-ce que je vaux encore quelque chose professionnellement ? »
Et la pression devient alors beaucoup plus importante.
Être compétent(e) et savoir parler de ses compétences sont deux choses différentes
C’est un point essentiel. Certaines personnes sont excellentes dans leur métier mais très mal à l’aise lorsqu’il faut expliquer pourquoi. Elles peuvent penser :
« Je ne vais quand même pas me vanter. »
« C’est normal, c’était mon travail. »
« Tout le monde sait faire ça. »
« Je n’ai rien fait d’extraordinaire. »
Et lorsque le recruteur demande : « Quelles sont vos principales qualités ? »
Le cerveau semble soudainement vide. Pourtant, parler de ses compétences ne signifie pas se vanter. Il s’agit simplement de pouvoir expliquer : ce que vous savez faire, comment vous le faites, et ce que cela peut apporter à l’entreprise.
🌿 Le petit exercice : retrouver les preuves plutôt que chercher des qualités
Prenez une feuille. Plutôt que d’écrire : « Quelles sont mes qualités ? » écrivez : « Qu’est-ce que j’ai déjà réussi à faire ? » Cherchez trois situations professionnelles concrètes.
Pour chacune, notez :
1. Quelle était la situation ?
2. Qu’est-ce que j’ai fait personnellement ?
3. Quelles compétences ai-je utilisées ?
4. Quel a été le résultat ?
Par exemple :
Situation : un client était mécontent.
Action : j’ai pris le temps de comprendre son problème et proposé une solution.
Compétences : écoute, gestion du stress, communication, recherche de solution.
Résultat : le problème a été résolu et le client est resté.
Vous venez de transformer une expérience banale en preuve concrète de compétence.
Et c’est beaucoup plus facile à défendre en entretien que : « Je pense que je suis quelqu’un de plutôt à l’écoute. »
Quand le stress crée lui-même la perte de confiance
Quelques jours avant l’entretien, le mental peut commencer à tourner en boucle.
« Et s’ils me demandent ça ? »
« Je ne saurai pas répondre. »
« Je vais bafouiller. »
« Ils vont voir que je suis stressé(e). »
« Je vais tout rater. »
Plus nous essayons d’anticiper toutes les possibilités, plus nous pouvons avoir l’impression de ne pas être suffisamment préparés.
Un cercle peut alors s’installer : anticipation → stress → perte de confiance → besoin de tout contrôler → davantage d’anticipation → encore plus de stress.
Et le jour de l’entretien, une partie de notre attention n’est plus disponible pour écouter le recruteur.
Elle surveille en permanence notre propre comportement :
« Est-ce que je parle trop vite ? »
« Qu’est-ce qu’il pense de ma réponse ? »
« Pourquoi il ne sourit pas ? »
« J’ai répondu n’importe quoi. »
Nous ne sommes alors plus vraiment dans la conversation. Nous sommes en train de nous observer en train de passer un entretien.
Vous n'avez pas besoin de préparer toutes les réponses
Vouloir anticiper absolument toutes les questions est presque impossible. Et cela peut même augmenter le stress. Il est souvent plus utile de préparer quelques éléments solides :
votre parcours en quelques minutes ;
pourquoi le poste vous intéresse ;
ce que vous avez compris de l’entreprise et de la mission ;
trois ou quatre compétences illustrées par des exemples ;
une difficulté ou un échec dont vous pouvez parler avec recul ;
ce que vous recherchez aujourd’hui ;
et quelques questions que vous souhaitez poser au recruteur.
Vous disposez alors d’une sorte de boîte à outils dans laquelle vous pouvez puiser selon les questions.
🌱 Préparer trois phrases d'ancrage
Certaines phrases peuvent également être préparées à l’avance pour les moments où une question vous déstabilise.
Par exemple : « C’est une question intéressante, laissez-moi quelques secondes pour y réfléchir. » Ou : « Je n’ai pas rencontré exactement cette situation, mais je peux vous expliquer comment j’aborderais le problème. » Ou encore : « Je préfère réfléchir quelques secondes plutôt que de vous répondre trop rapidement. »
Un silence de quelques secondes vous semblera probablement beaucoup plus long qu’il ne l’est réellement. Vous avez le droit de réfléchir. Un entretien n’est pas un jeu télévisé dans lequel vous devez appuyer sur un buzzer.
Et si vous ne savez vraiment pas répondre ?
Une question peut vous surprendre. Cela arrive. Ne pas avoir immédiatement une réponse parfaite ne signifie pas que l’entretien est raté. Vous pouvez demander une précision.
Prendre quelques secondes. Reformuler. Ou reconnaître simplement que vous n’avez jamais rencontré cette situation. L’important est parfois moins la réponse parfaite que la manière dont vous réfléchissez.
L'entretien n'est pas seulement une évaluation de votre valeur
Lorsque nous avons vraiment besoin d’un emploi, nous pouvons facilement entrer dans l’entretien avec cette idée : « J’espère qu’ils vont me choisir. » Mais une autre question existe aussi : « Est-ce que moi, j’ai envie de les choisir ? »
Bien sûr, le rapport de force n’est pas toujours équilibré, notamment lorsque la situation financière ou professionnelle devient urgente.
Mais l’entretien reste également l’occasion de découvrir :
les missions réelles ;
le fonctionnement de l’équipe ;
le management ;
les attentes ;
l’organisation ;
les valeurs de l’entreprise ;
les possibilités d’évolution ;
et l’environnement dans lequel vous pourriez passer une grande partie de vos journées.
Vous n’êtes donc pas uniquement une personne qui doit convaincre. Vous êtes aussi une personne qui recueille des informations pour prendre une décision.
Cette manière de regarder l’entretien peut parfois modifier profondément la posture.
🌿 Juste avant l'entretien : revenir au présent
À quelques minutes du rendez-vous, relire vingt pages de notes n’est généralement plus très utile. Votre objectif n’est plus d’apprendre. Il est de retrouver suffisamment de calme pour accéder à ce que vous savez déjà. Vous pouvez essayer cet exercice très simple. Posez les pieds au sol. Expirez lentement. Puis rappelez-vous trois choses :
Je connais mon parcours.
Je n’ai pas besoin d’être parfait(e).
Je suis ici pour avoir une conversation professionnelle.
Le stress peut être présent. Vous n’avez pas besoin de le faire disparaître complètement pour réussir votre entretien.
Une réponse maladroite ne détruit pas forcément un entretien
Après une réponse, il arrive que notre cerveau décide immédiatement : « C’est fichu. »
Et pendant que le recruteur pose la question suivante, nous sommes encore mentalement en train de corriger la précédente. C’est là que nous risquons réellement de perdre le fil.
Une réponse imparfaite reste une réponse parmi toutes les autres. Si nécessaire, vous pouvez même revenir dessus : « J’aimerais compléter ma réponse de tout à l’heure, parce qu’un élément important vient de me revenir. »
L’entretien continue.
Après plusieurs refus, la confiance peut réellement être fragilisée
Recevoir plusieurs réponses négatives peut finir par modifier la manière dont nous nous présentons. Au début : « Ce poste n’était probablement pas pour moi. » Après plusieurs refus : « Il doit y avoir quelque chose qui ne va pas chez moi. »
Pourtant, un refus peut dépendre de nombreux éléments qui ne disent rien de votre valeur personnelle : un autre candidat possédait une expérience plus spécifique ; le budget a changé ; le recrutement a été suspendu ; une candidature interne a été privilégiée ; ou le profil recherché a évolué.
Il peut bien sûr être utile d’analyser sa manière de passer les entretiens. Mais il est important de distinguer : « Je peux améliorer certaines choses » de : « Je ne suis pas assez bien. »
Ce ne sont pas du tout les mêmes conclusions.
Et si votre parcours comporte une période difficile à expliquer ?
Un trou dans le CV, une maladie, un licenciement, une longue période sans emploi ou une reconversion peuvent devenir une source d’angoisse. Nous pouvons avoir l’impression qu’il faut nous justifier. L’objectif n’est pourtant pas de raconter toute votre vie.
Vous pouvez préparer une réponse : courte, factuelle et tournée vers aujourd’hui.
Par exemple : « J’ai connu une période d’interruption professionnelle. Aujourd’hui, cette période est derrière moi et je souhaite reprendre une activité dans laquelle je pourrai utiliser mes compétences en… »
Votre parcours n’a pas besoin d’être parfaitement linéaire pour avoir de la valeur.
💗 La réflexion SPVCOACHING
Avant un entretien, nous nous demandons souvent : « Comment vais-je réussir à leur
plaire ? »
Et si nous changions légèrement la question ? « Comment puis-je leur permettre de comprendre qui je suis professionnellement ? »
Vous n’avez pas besoin d’incarner le candidat parfait. Vous avez besoin de pouvoir parler suffisamment clairement de votre parcours, de vos compétences et de ce que vous pouvez apporter. Un entretien ne détermine pas votre valeur. Il cherche à déterminer si, à un moment donné, un profil et un besoin professionnel peuvent se rencontrer.
Et ce n’est pas exactement la même chose.
❓ Questions fréquentes
Pourquoi perd-on confiance avant un entretien d'embauche ?
Parce qu’un entretien nous expose au regard et à l’évaluation d’une autre personne. Il peut réveiller la peur d’être jugé(e), de ne pas être suffisamment compétent(e), de perdre ses moyens ou de ne pas savoir répondre.
Comment gérer le stress avant un entretien ?
Une bonne préparation permet généralement de diminuer une partie de l’incertitude. Préparer quelques expériences professionnelles concrètes, connaître son parcours et anticiper les principaux thèmes est souvent plus efficace que d’essayer de mémoriser des dizaines de réponses.
Comment parler de ses qualités sans avoir l'impression de se vanter ?
Appuyez-vous sur des faits. Plutôt que d’affirmer « je suis organisé(e) », racontez brièvement une situation dans laquelle votre organisation a permis de résoudre un problème ou d’obtenir un résultat.
Est-ce grave d'être stressé(e) pendant l'entretien ?
Non. Le recruteur sait généralement qu’un entretien peut être stressant. L’objectif n’est pas forcément de ne ressentir aucune anxiété, mais de parvenir à rester suffisamment disponible pour écouter, réfléchir et échanger.
Comment reprendre confiance après plusieurs refus ?
Essayez de distinguer le résultat du recrutement de votre valeur personnelle. Vous pouvez analyser ce qui pourrait être amélioré tout en vous rappelant qu’une candidature peut être refusée pour de nombreuses raisons qui ne remettent pas en cause vos compétences.
Un accompagnement peut-il aider à préparer un entretien ?
Oui. Un accompagnement peut notamment permettre de clarifier votre parcours, identifier vos points d’appui, travailler votre présentation, préparer certaines questions difficiles et retrouver progressivement une posture plus sereine.
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💗 Vous vous reconnaissez dans cet article ?
Peut-être connaissez-vous votre métier mais perdez-vous vos moyens dès qu’il faut parler de vous. Peut-être revenez-vous vers l’emploi après une période difficile. Peut-être envisagez-vous une reconversion ou peut-être plusieurs refus ont-ils progressivement fragilisé votre confiance. Préparer un entretien peut alors aller au-delà de la simple répétition des questions classiques.
Nous pouvons travailler ensemble sur : votre présentation ; la valorisation de votre parcours ;
l’identification de vos compétences ; les questions qui vous mettent en difficulté ; le stress ;
la confiance en vous ; et la posture avec laquelle vous souhaitez arriver face au recruteur.
L’objectif n’est pas de vous apprendre un personnage. Au contraire. Il s’agit de vous permettre de présenter plus clairement ce que vous savez déjà faire et ce que vous pouvez apporter.
🌿 Accompagnement exclusivement en visioconférence, en français, où que vous soyez.
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✨ Citation de fin
« Un entretien ne vous demande pas d’être parfait. Il vous demande de permettre à l’autre de comprendre ce que vous pouvez apporter. »
🌿 SPVCOACHING
Psychopraticienne certifiée – Thérapeute de couple – Coach certifiée
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