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Comment aider son enfant à trouver sa voie sans lui mettre de pression ?

3 juin
10 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Panneau d'orientation scolaire présentant plusieurs parcours possibles : université, bac professionnel, filière générale, grande école, alternance et CAP.
"Aider son enfant à trouver sa voie consiste moins à choisir à sa place qu'à l'accompagner dans la découverte de ses intérêts, de ses compétences et des possibilités qui s'offrent à lui."

« Alors, tu veux faire quoi plus tard ? » « Je ne sais pas. » « Mais tu dois bien avoir une idée… » « Non. » « Tu pourrais faire médecine… » « Je n’ai pas envie. » « Et informatique ? Il y a du travail au moins. » « Je ne sais pas ! » La conversation s’arrête.

Le parent voulait simplement aider. L’adolescent, lui, peut avoir l’impression qu’on lui demande de choisir maintenant ce qu’il fera pour le reste de sa vie. L’orientation scolaire ou professionnelle peut devenir une période particulièrement stressante pour toute la famille.

Les parents souhaitent naturellement que leur enfant s’épanouisse, réussisse ses études et puisse un jour exercer un métier qui lui corresponde. Mais à cette inquiétude peuvent s’ajouter les choix d’études, les résultats scolaires, les débouchés, Parcoursup, les attentes familiales, les comparaisons avec les autres et cette grande question : « Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? »

Alors, comment aider son enfant à trouver sa voie sans lui mettre de pression ?


Comment aider son enfant à trouver sa voie sans lui mettre de pression ?

La première chose à accepter est peut-être celle-ci : ne pas savoir est aussi une étape.

Certains jeunes savent très tôt ce qu’ils veulent faire. D’autres hésitent entre plusieurs domaines. Certains changent d’avis régulièrement. Et d’autres répondent simplement :

« Je n’en sais rien. » Cette absence de réponse peut être très inconfortable pour les parents parce qu’ils savent que des décisions approchent.

Mais aussi parce qu’ils peuvent commencer à imaginer les conséquences :

  • « Et s’il choisit mal ? »

  • « Et s’il se retrouve sans débouché ? »

  • « Et s’il regrette ? »

  • « Et s’il perd une année ? »

Le risque est alors de vouloir supprimer rapidement l’incertitude. Pourtant, trouver sa voie est souvent davantage un processus qu’une révélation.


Chaque parcours est unique

Nous avons parfois en tête l’idée d’un parcours idéal : de bonnes notes ; des études choisies rapidement ; un diplôme ; un emploi stable ; puis une carrière relativement linéaire.

Dans la réalité, de nombreux parcours comportent : des hésitations ; des réorientations ; des erreurs ; des changements ; des découvertes tardives ; et parfois des détours qui deviennent finalement essentiels.

Un adolescent qui ne sait pas encore ce qu’il veut faire n’est donc pas nécessairement « en retard ». Il est peut-être simplement en train de chercher.


L'inquiétude des parents peut parfois devenir la pression de l'enfant

Un parent peut dire : « Je veux simplement qu’il ait un avenir. » C’est parfaitement compréhensible. Mais l’adolescent peut entendre autre chose : « Il faut absolument que je réussisse. » Ou : « Je dois choisir un métier qui rassure mes parents. » Ou encore : « Si je change d’avis, je vais les décevoir. »

Parfois, le parent ne met même pas explicitement de pression. Son inquiétude suffit à être perçue. Les jeunes sont souvent très sensibles aux réactions de leurs parents. Un silence.

Une grimace. Un : « Ah bon… tu veux vraiment faire ça ? » peut parfois peser davantage qu’un long discours.


🌿 Le petit exercice : à qui appartient cette peur ?

Lorsque l’orientation de votre enfant vous inquiète, prenez une feuille et écrivez : « De quoi ai-je peur pour lui ? »

Par exemple :

  • « Qu’il ne trouve pas de travail. »

  • « Qu’il gagne mal sa vie. »

  • « Qu’il regrette son choix. »

  • « Qu’il abandonne ses études. »

  • « Qu’il gâche ses capacités. »

Puis posez-vous une deuxième question : « Est-ce une difficulté qu’il rencontre actuellement… ou une peur que j’anticipe pour son avenir ? »

Cette distinction peut être très utile. Parce qu’accompagner un problème réel et essayer d’empêcher un scénario imaginé ne conduisent pas forcément aux mêmes comportements.


Éviter les comparaisons

« Ton frère savait déjà ce qu’il voulait faire à ton âge. » ; « La fille de Sophie a déjà choisi ses études. » ; « Ton cousin a été accepté dans une très bonne école. »

Même lorsque ces phrases sont destinées à stimuler, elles peuvent fragiliser la confiance.

L’adolescent peut entendre : « Les autres avancent et moi, je suis perdu(e). »

Or chaque jeune possède : ses centres d’intérêt ; ses compétences ; son rythme ; ses valeurs ; sa personnalité ; ses facilités ; et ses difficultés.

Le but de l’orientation n’est pas de trouver la voie qui impressionnera le plus les autres.

Il est progressivement de trouver une voie suffisamment cohérente avec la personne qui devra la vivre.


Ne pas commencer uniquement par les métiers

À la question : « Quel métier veux-tu faire ? » un adolescent peut sincèrement ne pas savoir quoi répondre. La question est immense. Essayez parfois de commencer plus petit.

  • « Qu’est-ce que tu aimes faire ? »

  • « Qu’est-ce qui t’ennuie rapidement ? »

  • « Tu préfères travailler seul(e) ou avec d’autres ? »

  • « Tu aimes davantage créer, expliquer, réparer, organiser, analyser, aider, vendre, construire… ? »

  • « Quelles matières t’intéressent, même si tu n’y as pas forcément les meilleures

  • notes ? »

  • « Dans quelles activités ne vois-tu pas le temps passer ? »

  • « Qu’est-ce que tu aimerais découvrir ? »

Ces questions ne donnent pas immédiatement le nom d’un métier mais elles permettent de mieux comprendre la personne qui devra le choisir.


🌱 L'exercice des trois colonnes

Votre adolescent peut, s’il le souhaite, prendre une feuille et créer trois colonnes.

  • J'aime

Les matières, activités, environnements ou sujets qui lui plaisent.

  • Je sais plutôt bien faire

Organiser, expliquer, bricoler, écouter, calculer, écrire, dessiner, convaincre, analyser, prendre soin des autres…

  • J'aimerais découvrir

Un métier. Un secteur. Une formation. Une entreprise. Une activité qu’il ne connaît pas encore.

L’objectif n’est pas d’obtenir immédiatement une réponse. Il est de faire apparaître progressivement des pistes.


Les loisirs donnent parfois des informations précieuses

Un adolescent peut dire : « Je n’ai aucune passion. »

Pourtant, ses activités quotidiennes racontent déjà certaines choses. Il aime monter des vidéos. Organiser des événements avec ses amis. Réparer son vélo. S’occuper des animaux.

Créer des histoires. Jouer à des jeux de stratégie. Faire du sport. Aider ses camarades lorsqu’ils ne comprennent pas un cours. Débattre. Dessiner. Cuisiner.

Il ne s’agit pas de transformer automatiquement chaque loisir en métier.

Mais ces activités peuvent révéler : des intérêts ; des aptitudes ; des valeurs ; ou des environnements dans lesquels le jeune se sent naturellement à l’aise.


Une bonne note n'indique pas toujours la bonne orientation

Un adolescent peut être excellent dans une matière sans avoir envie d’en faire son métier.

À l’inverse, il peut être très attiré par un domaine dans lequel il n’a pas encore développé toutes les compétences nécessaires. Les résultats scolaires sont une information. Ils ne sont pas la seule.

L’orientation peut également tenir compte : de la motivation ; des valeurs ; des intérêts ;

du mode de vie souhaité ; des aptitudes ; de la personnalité ; et de ce que le jeune est prêt à apprendre.


« Mais ce métier n'a aucun débouché ! »

C’est probablement l’une des inquiétudes parentales les plus compréhensibles. Un projet professionnel doit aussi pouvoir rencontrer la réalité. Les débouchés, les formations nécessaires, les conditions de travail ou les perspectives de rémunération peuvent évidemment être étudiés.

Mais il existe une différence entre : « Ce projet est irréaliste. » et : « Regardons ensemble concrètement ce que ce métier implique. »

Chercher des informations permet de confronter une envie à la réalité sans la dévaloriser immédiatement.

Vous pouvez regarder ensemble : les formations ; les conditions d’accès ; les métiers associés ; les témoignages de professionnels ; les stages ; les journées portes ouvertes ;

ou les différentes possibilités d’évolution.

L’objectif n’est pas de casser un rêve. Il est de lui donner suffisamment d’informations pour devenir éventuellement un projet.


Encourager l'exploration plutôt que chercher immédiatement la réponse

Parfois, le jeune n’a pas besoin d’une nouvelle discussion. Il a besoin d’expériences.

Rencontrer quelqu’un qui exerce un métier. Participer à une journée portes ouvertes. Faire un stage. Découvrir une formation. Échanger avec un étudiant. Visiter un établissement.

Essayer une activité.

Parce qu’il est difficile de choisir parmi des univers que l’on ne connaît pas. Explorer peut être une étape de l’orientation.


Accepter que les choix évoluent

À 15, 16 ou 18 ans, il peut être extrêmement difficile d’imaginer ce que l’on souhaitera encore faire à 30 ou 40 ans. Et ce n’est pas anormal.

Un premier choix d’orientation n’est pas nécessairement un engagement définitif. Certaines personnes exerceront plusieurs métiers. D’autres se reconvertiront. Certaines reprendront des études. D’autres découvriront leur métier beaucoup plus tard.

Cela ne signifie pas que les décisions d’orientation n’ont aucune importance mais elles n’ont pas forcément besoin de porter le poids : « Je choisis aujourd’hui toute ma vie. »


Encourager sans diriger

Il existe une différence parfois très fine entre : « Je t’aide à réfléchir. » et : « Je réfléchis à ta place. »

Le parent possède davantage d’expérience. Il peut repérer certains risques. Poser des questions. Donner des informations. Partager son point de vue.

Mais progressivement, le jeune doit aussi apprendre à prendre ses propres décisions, parce qu’un jour, c’est lui qui devra vivre avec elles.


🌿 Une phrase qui change la posture

Lorsque votre enfant évoque une orientation qui vous surprend, avant de lui expliquer pourquoi vous pensez qu’elle est bonne ou mauvaise, essayez : « Qu’est-ce qui t’attire dans cette voie ? » Puis écoutez.

Vous découvrirez peut-être quelque chose que vous n’aviez pas compris. Et si le projet vous semble réellement problématique, vous pourrez ensuite en parler à partir d’éléments concrets.


Et s'il ne sait vraiment pas quoi faire ?

Il peut être tentant de multiplier les propositions :

  • « Et avocat ? »

  • « Et infirmier ? »

  • « Et ingénieur ? »

  • « Et commerce ? »

Mais plus nous lançons de métiers, plus certains jeunes se sentent perdus.

Vous pouvez revenir à des questions beaucoup plus simples : « Qu’est-ce que tu sais déjà que tu ne veux pas ? » Éliminer peut parfois être plus facile que choisir.

Puis : « Qu’est-ce que tu serais curieux(se) de découvrir ? » Il n’a peut-être pas encore besoin d’un projet définitif. Il a peut-être simplement besoin d’identifier la prochaine piste à explorer.


Développer la confiance plutôt que rechercher la certitude

Un jeune ne pourra probablement jamais être certain à 100 % d’avoir choisi la bonne orientation. Les adultes eux-mêmes ne disposent pas toujours de cette certitude lorsqu’ils changent de travail ou se reconvertissent.

L’objectif peut donc être moins de lui apprendre à ne jamais se tromper que de développer cette confiance : « Si cette voie ne me correspond finalement pas, je serai capable de réfléchir, de m’adapter et de construire autre chose. »

Cette confiance-là pourra lui servir toute sa vie.


💗 La réflexion SPVCOACHING

Lorsque notre enfant hésite sur son avenir, nous aimerions parfois lui éviter toutes les erreurs. Lui montrer directement le bon chemin. L’empêcher de perdre du temps. Le protéger des déceptions. Mais certaines réponses ne peuvent pas être transmises par les parents. Elles doivent être découvertes.

Alors peut-être qu’au lieu de nous demander : « Comment l’aider à faire le bon choix ? »

nous pouvons parfois nous demander : « Comment l’aider à devenir capable de faire ses propres choix ? »

La nuance est importante. Parce que trouver sa voie ne signifie pas seulement choisir des études ou un métier. C’est aussi apprendre progressivement à mieux se connaître, prendre des décisions, expérimenter, parfois se tromper et continuer à avancer.


❓ Questions fréquentes :


  • Comment aider son enfant à trouver sa voie sans lui mettre de pression ?

    En l’aidant à explorer ses centres d’intérêt, ses compétences, ses valeurs et différentes possibilités sans chercher à obtenir immédiatement une décision définitive. Le parent peut guider, informer et questionner tout en laissant progressivement le jeune devenir acteur de ses choix.

  • À quel âge peut-on commencer à parler d'orientation ?

    On peut commencer progressivement dès le collège, sans demander au jeune de choisir immédiatement un métier. Parler de ce qu’il aime, de ses centres d’intérêt et de ce qu’il aimerait découvrir constitue déjà une réflexion sur l’orientation.

  • Faut-il laisser son adolescent choisir seul son orientation ?

    Il n’a pas nécessairement à réfléchir seul. Les parents peuvent apporter leur expérience, des informations et leur soutien. L’enjeu est surtout d’éviter de prendre entièrement la décision à sa place.

  • Que faire si mon adolescent ne sait absolument pas ce qu'il veut faire ?

    Commencez par explorer plutôt que chercher une réponse immédiate. Les métiers qui l’intriguent, ce qu’il aime ou n’aime pas, ses activités, les environnements dans lesquels il se sent bien ou les domaines qu’il aimerait découvrir peuvent progressivement faire apparaître des pistes.

  • Et si son projet me paraît irréaliste ?

    Avant de le rejeter, explorez-le avec lui. Quelles études sont nécessaires ? Quels sont les débouchés ? Les conditions de travail ? Existe-t-il des métiers proches ? Confronter un projet à des informations concrètes est souvent plus constructif que le disqualifier immédiatement.

  • Comment éviter de transmettre mon propre stress ?

    Essayez de distinguer les difficultés réelles rencontrées par votre enfant des scénarios que vous imaginez pour son avenir. Votre inquiétude est compréhensible, mais elle n’a pas nécessairement besoin de devenir la sienne.


📚 Pour aller plus loin

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💗 Vous vous reconnaissez dans cet article ?

Peut-être votre adolescent ne sait-il pas ce qu’il veut faire. Peut-être change-t-il régulièrement d’idée ou peut-être son projet ne correspond-il pas du tout à ce que vous aviez imaginé pour lui. Et derrière vos questions se trouve souvent une inquiétude légitime : « Je voudrais qu’il trouve sa place et qu’il soit heureux. »

Un accompagnement peut permettre au jeune de travailler notamment sur : ses centres d’intérêt ; ses compétences ; ses valeurs ; ses ressources ; sa confiance ; ses hésitations et la manière dont il imagine progressivement son avenir.

L’accompagnement familial peut également aider lorsque les questions d’orientation deviennent une source de tensions entre parents et adolescents. L’objectif n’est pas de choisir à sa place. Il est de lui permettre de mieux se connaître pour devenir progressivement acteur de son propre parcours.

🌿 Accompagnement exclusivement en visio, en français, où que vous soyez.

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✨ Citation de fin


« Aider son enfant à trouver sa voie, ce n’est pas lui montrer le chemin à suivre. C’est l’aider à découvrir celui qui pourrait lui ressembler. »


🌿 SPVCOACHING

Psychopraticienne certifiée – Thérapeute de couple – Coach certifiée

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Des accompagnements pour avancer avec plus de sérénité et de sens.


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